Soutien et relance – Le Préfet du Finistère aux cotés des commerçants bigoudens

En contact régulier avec les maires et les Présidents d’intercommunalités du Finistère, Philippe Mahé, Préfet du Finistère, a pris connaissance du travail étroit que mène la CCPBS avec les Unions commerciales (UC) du Pays Bigouden Sud pour leur apporter soutien et propositions concrètes. Il a souhaité profiter d’une réunion de travail organisée vendredi 6 novembre au siège de la Communauté de communes du Pays Bigouden Sud avec les UC pour venir échanger directement avec les commerçants. Durant plus d’une heure les échanges ont été francs, constructifs et le Préfet est reparti avec des idées suggérées par les commerçants pour améliorer le soutien que l’Etat peut leur apporter. Lors du 1er confinement, près de 40% des entreprises n’ont pas bénéficié d’aides. Face à ce constat, l’objectif est de permettre à chaque entreprise impactée de pouvoir y avoir accès. Des fonds conséquents sont mobilisés, il faut les faire connaître et les rendre accessibles à tous. L’Etat, les collectivités et les chambres consulaires sont mobilisés.

Une situation sanitaire préoccupante

L’épidémie progresse rapidement dans le département. Avec un taux d’incidence[1] de 203, le Pays Bigouden Sud est un des territoires les plus touchés du Finistère (182). Philippe Mahé rappelle la nécessité première de respecter les préconisations gouvernementales : respecter les gestes barrières, porter le masque, limiter les déplacements, respecter le confinement.

Faire connaître et mobiliser les aides

Philippe Mahé rappelle le rôle de l’Etat qu’il représente : outre la protection de la population, il a un rôle de soutien massif a l’économie. Pour le commerce, il dit comprendre le sentiment d’iniquité qu’engendre le reconfinement vis-à-vis notamment des commerces qui restent ouverts et des grandes plateformes de ventes en ligne.

Néanmoins, son objectif est de permettre à tous les commerçants et artisans de pouvoir bénéficier des aides qui sont déployées par l’Etat. Il faut rapidement les mobiliser. Il reconnait que des efforts doivent encore être réalisés[1]  pour les faire connaître et les rendre accessibles. Le guide pratique de la CCPBS qui recense l’ensemble des aides est pour cela un allié efficace. Il est disponible sur https://ancrez-vous.ccpbs.fr/guide-pratique-pour-les-entreprises-impactees/

Il ajoute « Lors du 1er confinement : environ 40% des entreprises n’ont pas bénéficié des aides, en raison notamment de la complexité des formalités administratives, ce n’est pas acceptable. L’accessibilité aux aides n’est pas suffisante, c’est là le rôle de soutien de l’Etat, des consulaires, des collectivités.« 

C’est la raison pour laquelle il vient sur le terrain à la rencontre des acteurs économiques en difficultés. Il souhaite que les aides puissent être mobilisées pour le plus grand nombre d’entreprises, et rapidement, dès début décembre. Il appelle notamment les comptables et les banques à jouer pleinement leur rôle de conseil.

Les représentants des unions commerciales du pays bigouden sud
Faire évoluer les aides, les adapter et penser à la relance

Les commerçants ont également pu faire part de leurs sentiments et de leurs attentes. Passées la colère et l’incompréhension quant à la fermeture de leurs commerces et l’iniquité de traitement selon les secteurs d’activités, ils ont exprimé collectivement leurs inquiétudes. Le premier confinement a été difficile pour leur situation financière. Ils commençaient à se relever doucement, ils ont peur que cette seconde vague soit fatale pour beaucoup d’entre eux car elle intervient au moment des fêtes. C’est la période de l’année où beaucoup font la majeure partie de leur chiffre d’affaires. Néanmoins, ils se battent, sont actifs, travaillent ensemble avec la CCPBS et les chambres consulaires à leurs côtés.

Ils invitent les consommateurs à être raisonnables, responsables et à respecter le message qu’ils délivrent depuis plus d’une semaine « Pensons à demain, consommons bigouden » la campagne de communication initiée par la CCPBS.

Quant au message du Préfet, ils l’entendent. Ils confirment que les aides ne sont pas toujours connues, pas accessibles et ils invitent les services de l’Etat à faire un effort de simplification. La CCPBS rappelle son rôle de relai de proximité et que le service économique joue ce rôle de facilitateur.

Les commerçants proposent également des solutions comme apporter plus de souplesse dans l’appréciation des critères des aides, notamment concernant le fonds de solidarité. Ils proposent d’apporter de la progressivité dans le plafonnement pour éviter les effets de seuils. Le Préfet a pris note de ces propositions qui lui paraissaient pertinentes.

Enfin, les UC ont interrogé sur un plan de relance local après le confinement. Le Préfet a affirmé que l’Etat sera également présent lors de cette étape cruciale. Les Chambres consulaires, la CCPBS et la région travaillent sur le sujet mais pas seules. Elles souhaitent connaître au mieux les situations et les besoins afin d’y répondre le plus efficacement possible. Les collectivités seront également accompagnées dans leurs efforts d’aménagement des centralités.


[1] Taux d’incidence : nombre de cas pour 100 000 habitants


Plutôt : que des efforts doivent encore être réalisés