Cinéma : le Pays Bigouden s’engage financièrement

Bernard Le Floc'h adjoint à la culture de la commune de Pont-l'Abbé ; Raynald Tanter, président de la CCPBS ; Yves Sutter : directeur général de la société Cinéville ; Pierre Plouzennec, président de la CCHPB.

Jeudi 9 mai 2019, Pierre Plouzennec Président de la Communauté de communes du Haut Pays Bigouden, Raynald Tanter, Président de la Communauté de communes du Pays Bigouden Sud et Yves Sutter Directeur Général de la société Cinéville ont signé une convention tripartite actant le subventionnement en vue de l’implantation du complexe cinématographique dans le quartier de la gare à Pont-l’Abbé en présence de Bernard Le Floc’h, adjoint à la culture de la mairie de Pont-l’Abbé. Cette convention engage les collectivités et confirme l’intérêt majeur du territoire pour ce projet structurant. Le complexe cinématographique revêt un intérêt économique, touristique, social et contribue à l’attractivité du territoire en étoffant l’offre culturelle en Pays Bigouden.

 

Le projet d’un complexe cinématographique, comprenant 4 salles pour 613 fauteuils, prend forme côté travaux, l’inauguration est prévu pour Noël 2019 mais également côté coulisse avec le montage du plan de financement du projet.
Les intercommunalités directement concernées par le projet Pays Bigouden Sud en premier lieu et Haut Pays Bigouden qui fait partie du même bassin de vie ont voté à l’unanimité pour que ce projet puisse voir le jour et accompagner financièrement le porteur de projet : la société Cinéville. La ville de Pont-l’Abbé, lieu d’implantation du futur complexe prend en charge le foncier et l’aménagement des abords.

L’engagement des collectivités

Par cette convention d’une durée de 6 ans, les deux collectivités s’engagent à contribuer financièrement au projet pour un montant maximum de 800 000 € pour la CCPBS et 200 000 € pour la CCHPB sur un coût prévisionnel d’investissement de 3 558 000 €.

L’engagement de la société Cinéville
  • Créer un complexe cinématographique en centre-ville de Pont-l’Abbé, sous un délai de 2 ans à compter de la signature de la présente convention, et à l’exploiter pendant une durée d’au moins 4 années après achèvement.
  • Mettre en œuvre les actions et objectifs décrits dans le projet cinématographique exposé dans la demande de subventionnement :
    • Offrir une programmation généraliste à destination de tous les publics ;
    • Tenir compte de la forte fréquentation touristique du territoire, notamment durant les mois de juillet et août, en proposant une programmation estivale à la tonalité très familiale ;
    • Exposer des films recommandés art & essai pour proposer une offre culturelle de proximité, dans une démarche volontaire de complémentarité avec le cinéma de Penmarc’h ;
    • Porter une attention particulière à l’accueil des publics scolaires et aux dispositifs d’éducation à l’image ;
      o Programmer environ 220 films par an dont une centaine recommandés art & essai, en réservant environ 1 000 films aux longs métrages recommandés (environ 18%) ;
    • Développer un certain nombre d’animations qui auront pour but de diversifier la programmation ou de s’adresser à des publics diversifiés, comme les séances « Ciné Bambino » à destination du jeune public et des familles leur permettant de profiter chaque semaine d’un film jeune public à tarif réduit ou encore des séances « Je découvre le cinéma » permettant aux enfants de 2 à 4 ans de découvrir un film dans des conditions adaptées (programme court, volume sonore plus faible, lumière tamisée).
Un cadre légal respecté

La possibilité de financer le projet par des collectivités territoriales s’appuie sur le Code général des collectivités territoriales. Celui-ci dispose que « La collectivité peut attribuer des subventions à des entreprises existantes ayant pour objet l’exploitation de salles de spectacle cinématographique dans des conditions fixées par décret en Conseil d’Etat. Ces subventions ne peuvent être attribuées qu’aux établissements qui, quel que soit le nombre de leurs salles, réalisent en moyenne hebdomadaire moins de 7 500 entrées ou qui font l’objet d’un classement art et essai dans des conditions fixées par décret ». Le marché potentiel du projet de complexe cinématographique à PONT-L’ABBE, tel qu’exposé auprès de la Commission Départementale d’Aménagement Cinématographique, se situe entre 116 000 et 136 000 entrées annuelles, soit entre 2 230 et 2 615 entrées hebdomadaires en moyenne.