Raynald Tanter transmet les voeux de la CCPBS

Raynald Tanter lors de la cérémonie des vœux de la CCPBS le 16 janvier 2019

Je voudrais tout d’abord remercier Madame Le Maire de Loctudy, chère Christine, pour nous accueillir ici à Loctudy à l’occasion cette troisième édition des vœux de la CCPBS sous cette mandature.

 

Avant de me lancer dans la rédaction de ce discours, je me suis penché sur celui l’année dernière. Une chose évidente est apparue à mes yeux. Je ne pouvais pas m’en servir pour en faire un copier-coller. Ceci est une image, bien-sûr, pour signifier que les années se suivent mais ne se ressemblent pas.

 

Une chose, rassurante, celle-là. C’est que quelles que soient les turbulences que nous sommes amenés à subir, une fois traversées, la route doit continuer, devions nous ajuster notre cap. Si vous me permettez cette métaphore maritime, il faut absolument du monde à la passerelle et un équipage performant. Je ne vous cacherais pas, tout de même, je parle là des turbulences, que ce ne sont pas des moments faciles à vivre, humainement parlant, j’entends. Mais bon, je retiendrai que le navire n’a pas chaviré, bien au contraire, et qu’en plus, nous pouvons être fiers de la belle allure que nous lui avons donné en 2016 et que nous continuerons à lui donner pour le reste du mandat et au-delà, ça va de soi ! Je tiens, quand-même, sincèrement à vous remercier pour m’avoir confirmé votre confiance lors de la réélection du bureau suite aux municipales de Plobannalec-Lesconil pour continuer à piloter le navire.

 

Je ne reviendrai pas sur les épisodes municipaux de 2016, celui de Plobannalec-Lesconil que je viens de citer, ni celui de Pont-l’Abbé. Chacun peut penser ce qu’il veut, mais les règles démocratiques ont été respectées. C’est cela qu’il faut retenir.

 

Par contre, une chose à laquelle je ne m’attendais pas du tout, mais pas du tout, c’était au départ de notre directrice générale des services, Claire Le Gal. Et si vous vous souvenez encore de la nature des propos que j’avais tenus à son égard lors des vœux de l’an dernier, l’annonce de sa décision a été pour moi, vous vous en doutez, un véritable choc. Mais là encore, si choc il y eu, la coque du navire a bien tenu. Lors de son pot de départ, j’ai eu l’occasion de remercier Claire pour tout ce qu’elle avait porté et apporté à la CCPBS, et sans rancune aucune, je lui ai souhaité bon vent dans ses nouvelles fonctions.

 

Du coup, sans perdre de temps, nous avons lancé le recrutement pour lui succéder. A l’issue des entretiens d’embauche, le jury a unanimement retenu la candidature de Sandrine Bédart. Sandrine qui a été pendant 12 ans Directrice des Services de la Communauté de Communes du Roi Morvan dans le Morbihan et qui a rejoint son nouveau poste en ce début d’année 2017. Sandrine, nous t’accueillons avec le plus grand plaisir et je ne doute pas, qu’avec ta personnalité mais aussi avec tes compétences tu sauras imprimer ta marque au service de ta nouvelle collectivité et des ambitions que nous lui portons.

 

Mesdames et messieurs, vous ne m’en voudrez pas si je choisis ce moment particulier pour remercier très sincèrement Arnaud Dubourg qui a assuré l’intérim avec une implication et une conscience professionnelle qui l’honorent. En plus, il a démontré sa capacité à s’investir avec efficacité dans des dossiers qui sortent quelque peu de ses domaines régaliens de compétences. Merci Arnaud, tu mérites vraiment nos applaudissements.

 

J’en profite, et c’est tout aussi sincère, pour saluer l’ensemble des collaborateurs pour leur engagement dans l’exercice de leurs missions respectives. Vous faîtes honneur à la fonction publique territoriale.

 

Mes chers amis, je souhaite, comme il se doit, faire le rapport de nos activités 2016 mais aussi évoquer en même temps quelques perspectives à partir des actions déjà engagées. Je ne pense pas utile de vous rappeler les aspects de la loi NOTRe qui touchent directement ou indirectement nos domaines d’intervention. Je devine que vous en êtes largement repus, car cela a fortement alimenté nos débats au sein de notre assemblée comme au sein de nos instances communales.

 

Je veux surtout insister sur le fait qu’à mes yeux, que l’année 2016 a été l’année fondatrice d’un véritable esprit communautaire et d’une réelle prise de conscience à la nécessité de devoir répondre ensemble aux principaux enjeux de notre territoire. J’en veux pour preuve les trois actions significatives qui à mon sens illustrent cela.

 

La première, c’est l’adoption de notre Stratégie portuaire à l’unanimité. La portée de cet acte politique fort au service de l’identité maritime de notre Pays Bigouden a tout de suite eu l’écho que nous souhaitions lui donner auprès de l’ensemble des partenaires. L’anticipation qui a été la nôtre dans cette démarche nous a permis d’être en capacité d’être entendus et écoutés dans les discussions qui ont eu lieu dans l’organisation de l’exercice de la compétence portuaire, dévolue à la Région. Notre front commun jouant sur la complémentarité de nos places portuaires a conforté la prise en compte notre poids socio-économique pour peser au sein des instances de gouvernance, au travers notamment du futur Syndicat mixte de gestion des ports de Cornouaille.

 

Je veux ici réaffirmer clairement la priorité à la pêche.

 

Je veux aussi répéter autant besoin que faire se doit, que si la complémentarité de nos ports est un postulat de base, nous savons que pour traîner le train il faut que la locomotive soit en bon état de marche. Je ne peux pas être plus clair en disant cela, pour qui veut bien nous faire un temps soit peu confiance. Si nous affirmons une priorité à la pêche, nous devons faire aussi que parallèlement, nos espaces portuaires puissent  développer leurs activités existantes et en accueillir de nouvelles. Le développement de la plaisance est également un élément important que nous nous devons prendre en compte. Un groupe de travail spécifique a été mis en place au sein de notre EPCI pour réfléchir à un schéma plaisance cohérent et acceptable pour notre territoire au regard de l’ensemble des projets avancés, lesquels seront tous examinés et mis en perspective.

 

Je souhaite aussi rappeler qu’un des messages que nous voulons porter, et notamment en direction des professionnels, c’est que nous, élus, nous sommes à leur côté pour être partie prenante dans les dossiers qui nous concernent. Et pas que par notre représentativité, mais aussi au travers des engagements financiers que nous serons indéniablement amenés à prendre.

 

Et que nous avons d’ailleurs déjà pris, si je considère notre première contribution à hauteur de 180 000 € dans le financement de la réhabilitation d’une partie de la criée de Lesconil.

 

Dans le cadre de cette stratégie portuaire, nous nous sommes aussi engagés à accompagner et fédérer les forces vives de la filière sur des thématiques comme par exemple le renouvellement de la flottille ou encore le soutien à la nouvelle inter-profession portuaire.

 

Une parenthèse pour vous dire que je me réjouis de l’annonce de création d’une section BTS au Lycée maritime. Un plus pour la profession et pour notre territoire.

 

Cette stratégie portuaire est l’image du courage politique de notre communauté de communes, et ce courage il faut l’avoir pour être à la hauteur et porteur des enjeux que cela représente. Christine Zamuner, vice-présidente chargé du développement économique, a ce courage, elle l’a démontré sur ce dossier. Le mérite lui en revient en très grande partie. Je n’oublie bien-sûr pas les services qui contribuent grandement à la réussite de nos objectifs en la matière.

 

Courage et mérite, il en a aussi fallu pour mener à bien la deuxième des trois actions que j’évoquais tout à l’heure.

Et là, je me tourne vers Katia, vice-présidente en charge de la promotion touristique, dont je veux également saluer la très forte implication, et aussi, je dois le dire ses remarquables qualités relationnelles, dans le lourd dossier de la prise de compétence Tourisme. Un dossier important autant que délicat dont l’heureuse issue vient de se concrétiser par la mise en place effective de l’Office de Tourisme communautaire au 1er janvier comme prévu. Quand je dis comme prévu, cela ne veut pas dire que ça été simple. Là encore, je salue le travail des services qui ont su faire que toutes les conditions puissent être réunies pour que tout se passe pour le mieux.

 

Je rappellerai pour mémoire les deux étapes qui ont précédé cette prise de compétence.

 

La première, l’élaboration de notre schéma de développement touristique qui a associé et mobilisé de très nombreux partenaires, et particulièrement des socio-professionnels du Tourisme. Schéma touristique visant à augmenter les retombées économiques pour notre territoire et à développer les emplois induits.

 

La deuxième la validation de la SPL (Société Publique Locale) comme entité juridique porteuse de l’Office communautaire, la mise en route budgétaire, l’installation de ses assemblées constitutives et la composition du nouvel organigramme. Parlant d’organigramme, je rappelle que nous avons tenu notre engagement, à savoir reprendre l’ensemble des personnels des anciens offices dans la nouvelle structure.

 

Qu’il me soit permis ici de saluer toutes celles et ceux qui, depuis de très nombreuses années, ont œuvré au sein des offices de Tourisme communaux et associatifs, et qui par leur engagement ont contribué chacun à leur manière, à la promotion de notre territoire.

 

Voilà, maintenant l’office communautaire est sur les rails, « y a plus qu’à comme on dit ».

 

J’ajoute, et j’en suis encore plus convaincu après la réunion que nous avons eue jeudi dernier au Département : la destination touristique Pays Bigouden a plus que jamais tout son sens. Et qu’il convient en cela, comme nous l’avons commencé sur le portage digital, de formaliser une vraie démarche commune d’ingénierie de projet touristique avec le Haut Pays Bigouden.

 

Courage, mérite, et j’ajouterai abnégation sont aussi les mots qui vont bien pour définir la troisième des actions significatives pour 2016.

 

Et là, mon regard va vers Annie Caoudal, Vice-Présidente en charge des solidarités, qui, dans le cadre de notre réflexion sur la structuration de la compétence Enfance-Jeunesse, a piloté une étude qui nous a permis d’avoir une vision affinée de l’existant et des besoins au sein de notre territoire. Je veux rappeler que ce travail a été unanimement salué lors de notre dernier conseil communautaire, et qu’à cette occasion notre assemblée a approuvé la prise de compétence Petite-Enfance.

 

L’acte 1 en a été la signature de la convention avec la crèche de Ti-liou. C’était la semaine dernière, vous l’avez certainement vu dans la Presse. La prochaine étape consistera à structurer notre rôle de coordination Enfance-Jeunesse. Un travail que nous engagerons en 2017.

 

Juste un petit clin d’œil, Marie-Ange. Tu te souviens que, lors du premier conseil d’installation, tu avais regretté, qu’il n’y avait pas assez de femmes dans l’exécutif. Nous n’en sommes pas encore à la parité certes, mais tu auras noté Marie-Ange, vous aurez noté chers amis, que les trois actions significatives que j’ai souhaité mettre en valeur ont été pilotées par nos trois vice-présidentes. Je tenais à le souligner et encore une fois à les remercier très sincèrement pour leur pugnacité.

 

Si j’ai volontairement mis le focus sur les trois actions que je viens de citer, ce n’est en aucun pour occulter toutes les autres que nous avons menées au sein de cette communauté. Et je voudrais, si vous le voulez bien, lister quelques faits marquants de notre activité en 2016.

 

Dans le domaine du foncier économique, nous avons aménagé deux nouvelles zones d’activités : à Pennarun en Plobannalec-Lesconil et une nouvelle parcelle du Sequer-Nevez à Pont-l’Abbé. Nous avons commercialisé 20 lots, ce qui est plutôt encourageant, d’autant que pour 2017, nous continuons à avoir de la demande.

 

J’ajoute qu’avec le Haut Pays Bigouden nous avons décidé de lancer un diagnostic économique pour aboutir à une offre cohérente et concertée en matière de foncier économique et d’immobilier d’entreprises.

 

Autre point sur lequel nous avons avancé, c’est le projet de desserte en eau de mer propre sur la zone de Toul Car Bras. L’étude de faisabilité technique et financière arrive à son terme et livrera ses conclusions dans quelques semaines. Là aussi, c’est un choix stratégique qui constitue un vrai pari pour l’avenir. Nous serions tout simplement pionniers  en Bretagne sur une offre de ce type. Offre qui vise essentiellement le développement de technologies nouvelles liées à la mer sur notre territoire. C’est un dossier que nous espérons, en toute logique, voir retenu au titre des financements du FEAMP (Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche).

 

Sur l’exercice de notre compétence Habitat, nous ne pouvons qu’être satisfait de la dimension que prend ce service qui, nous n’en n’avons jamais douté, répond à une préoccupation forte de notre population en matière de logement. Les dispositifs qui été mis en place dans le cadre de notre Programme de l’Habitat connaissent un écho grandissant. Je prendrai pour exemple, le dispositif « Osez investir dans un logement à rénover », qui à peine un an après son lancement, a bénéficié à 12 ménages à hauteur de 5000 € chacun. Sans compter que les projets financés, l’ont été majoritairement dans nos centre-bourgs, dont on sait qu’il est  essentiel qu’il préserve leur vitalité. L’aide à la production de logements sociaux publics a joué à plein en 2016, puisque 11 logements  sur 35 construits  ont été accompagnés à hauteur de 56.000 €.

Vous savez également qu’en Juillet 2016, nous avons lancé une opération programmée d’amélioration de l’habitat en partenariat avec le Haut Pays Bigouden. Depuis sa mise en œuvre, ce sont plus de 300 contacts qu’a eu notre prestataire dont 200 sur notre seul Pays bigouden Sud. Nous en sommes aujourd’hui à plus de 70 dossiers déposés   sur l’ensemble du Pays Bigouden, preuve de l’intérêt d’une telle démarche.

 

Puisque je parle d’Habitat, je me dois d’évoquer notre service mutualisé du droit des sols. Nous ne pouvons que nous féliciter de la qualité reconnue de l’ensemble de ses prestations, de ses conseils auprès des communes. J’ajoute que dans le cadre  des nombreuses réunions qui se sont tenues avec les services de l’Etat dans le cadre du PPRL, l’assistance du service nous a été très précieuse. Elle nous l’est et le sera encore dans notre parcours pour définir ensemble les contours acceptables par tous dans la mise en œuvre de notre futur PLUI. Ce travail est commencé et déjà quelques dates ont été prises pour informer tous les conseils municipaux des enjeux de cette nouvelle mutualisation intercommunale.

 

J’ai oublié de préciser que l‘accueil des gens du voyage est devenue compétence des EPCI, et pour ce qui nous concerne, nous attendons l’approbation du PLU de Pt-L’Abbé pour avancer sur l’aire d’accueil permanent.

 

Autre dossier important, celui de nos déchets. Cela fonctionne plutôt bien, les objectifs que nous nous étions fixés ont été ou sont en phase d’être respectés. Les nouvelles consignes de tri mises en place le 1er Juin ont certes bousculé les habitudes de nos concitoyens, mais elles trouvent, in fine, un très bon écho auprès de ces mêmes citoyens qui de plus en plus prennent conscience de l’importance du recyclage et du retraitement des déchets au service du développement durable.

 

Comme prévu, nous avons engagé la rénovation et la mise aux normes de la déchèterie de Lézinadou. Celle-ci sera de nouveau opérationnelle avant l’été. J’en profite pour remercier les agents de nos déchèteries pour assurer la période transitoire tout en gardant le sourire. Je sais que ce n’est pas facile, mais je sais aussi qu’ils font preuve de pragmatisme.

 

Notre usine de traitement de Lezinadou a également reçu l’agrément sanitaire attendu pour les bio-déchets. Cet agrément permettra de traiter avec les gros producteurs pour accueillir par exemple les sous-produits animaux au sein de notre unité de traitement. C’est manifestement un plus qui valorise notre outil de traitement. A ce titre, je veux rappeler la visite sur site à l’automne dernier du vice-président de la Région, Thierry Burlot. Il a été plus qu’agréablement surpris par la qualité de notre installation et par celle du compost que nous produisons,  allant  jusqu’à qualifier notre organisation d’exemplaire. Quant au travail de mutualisation des unités de traitement sur la Cornouaille, la réflexion a bien avancée. Nous avons d’ailleurs une réunion sur le sujet avec le Préfet le 3 février prochain.

 

Dans le domaine de l’eau, le chantier de sécurisation de Bringall est lancé comme nous l’avions souhaité dès l’an passé. Je rappelle le montant de l’investissement qui se situe à 980 000 €. Concernant une autre sécurisation, celle de production d’eau brute, nous sommes en passe, si j’ose dire, de regarder de manière précise toutes les mesures réglementairement imaginables pour conjuguer à la fois le respect du débit minimum biologique des cours d’eau et l’optimisation des prélèvements dans notre réserve. Notre volonté est de répondre prioritairement à notre devoir d’approvisionnement en eau potable tout en ayant la préoccupation de respecter le milieu naturel.

 

Vous dire aussi que dans le cadre du transfert de la compétence Assainissement qui sera effective au 1er janvier 2018, nous avons, depuis déjà quelques mois, engagé une étude, dont le but n’est autre que de recenser les aspects techniques et financiers. Nous savons que les données sont autant diverses qu’il n’y de communes concernées. Il importe donc que chacun, communes et communauté de communes, y retrouve ses petits. C’est Ronan qui a la lourde tâche de mener cela à bien.

 

Restons les pieds dans l’eau, si vous me permettez l’expression, pour évoquer brièvement un sujet pourtant très important puisque lui aussi va beaucoup mobiliser nos énergies durant cette année parce que là aussi la prise de compétence est prévue au 1er janvier 2018. Il s’agit, vous l’aurez compris, de la GEMAPI. Ce dispositif concerne à la fois le volet fluvial et celui de la submersion marine. Il nous impose de faire un diagnostic puis de nous doter d’une stratégie opérationnelle. Pour ce faire, et avant toute chose, il me paraît indispensable que nous définissions un périmètre adapté, et ce en concertation avec nos partenaires avec lesquels nous avons déjà travaillé sur la SLGRI et le PPRL notamment. Un  dossier confié à Eric Jousseaume, mais dans lequel nous serons tous forcément impliqués.

 

Un mot sur la gestion de nos espaces naturels. Ce que je retiendrai prioritairement sur 2016, ce sont les excellents retours que nous avons eu des ballades découverte proposées par nos services. Elles ont connu un franc succès de participation. Cela corrobore l’idée que nous cessons de prôner, Daniel Le Balch en premier, c’est que tout ce qui touche à la préservation de notre environnement naturel, à sa biodiversité intéresse de plus en plus nos concitoyens. Et que partant de là, nos circuits « découverte » constituent désormais  un véritable produit d’appel  touristique. Nous devons bien entendu, pour les années qui viennent, conforter les orientations que nous avons prises en ce sens.

 

Un mot aussi sur nos équipements sportifs communautaires. Aquasud continue bien évidemment à jouer un rôle central pour la pratique de la natation qu’elle soit simplement ludique mais aussi sportive. Mais Aquasud accueille aussi d’autres  disciplines nouvelles axées essentiellement sur la remise en forme.

 

Notre stade bigouden, quant à lui, a été enfin homologué au niveau régional par la fédération française d’athlétisme. Ce qui était notre demande depuis très longtemps. Cela nous permettra d’accueillir des compétitions de plus haut niveau dans l’avenir.

 

Ces deux équipements de qualité sont aussi une vitrine pour notre territoire dès lors qu’ils accueillent des compétiteurs de haut niveau dans le cadre de leur préparation aux compétitions internationales, comme ce fût le cas pour cette année olympique. Je ne prendrai pour exemple que la venue de l’équipe de France de Pentathlon moderne  entraînée par Jean-Maxence Berrou.

 

Je voudrais aussi profiter de l’occasion pour remercier Philippe Le Gal, qui va quitter ses fonctions pour rejoindre son épouse, et, en cela, je peux parfaitement le comprendre.  C’est Christophe Lamy qui lui succédera dès le 1er février.

 

Dès ce début d’année, nous allons  plus que réfléchir à l’extension de nos bureaux communautaires, cela en lien, bien-sûr, avec l’exercice de nos nouvelles compétences mais aussi avec l’optimisation interne des espaces de travail.

 

Enfin, et cela fait aussi partie de notre engagement, nous aurons à poursuivre le travail engagé autour du site d’intérêt communautaire de Tronoën.

 

A propos d’intérêt communautaire, et comme nous nous étions aussi engagé, nous allons très rapidement constituer un groupe de travail afin de définir ensemble les sites et équipements qui ont vocation à recevoir ce label, et donc à impliquer la communauté de communes dans un accompagnement spécifique. Le dossier du cinéma en fait partie, mais il n’est pas le seul.

 

Voilà, mes chers amis, les quelques éléments qui me semblaient importants  de développer ce soir devant vous pour signifier à la fois  ce qui a marqué notre activité 2016, mais aussi et surtout ceux qui préfigurent nos actions à mener dans les semaines, les mois et les années à venir. Du moins jusqu’à la fin du présent mandat pour ce qui  nous concerne. Comme on dit, nous avons du pain sur la planche. Mais, si vous permettez cette métaphore de circonstance, il nous faut quand-même, dans ces temps de sécheresse budgétaire, que nous nous assurions de la quantité du blé récolté afin  de produire   la  farine nécessaire pour élaborer tout le pain  qui est sensé être sur la planche. Si vous voyez ce que je dire !

 

C’est pour mettre tout cela perspective, que l’exécutif de la Communauté se réunira en séminaire de travail dans les jours prochains.Un séminaire qui, vous l’avez compris, a pour objectif de bien appréhender nos capacités budgétaires sur les  prochaines années, et à partir de cela de définir des choix, des priorités et des calendriers pour les réaliser. Plus qu’un plan pluriannuel d’investissement, ce sera une véritable feuille de route  politique au sens noble du terme, celui que nous voulons porter collectivement.

 

Je ne voudrais pas terminer mon propos sans vous livrer mon sentiment sur la dernière mouture du schéma départemental de la coopération intercommunale, laquelle a vu le Département du Finistère passer allègrement de 26 à 21 EPCI. Alors que dans le même temps, le Morbihan passait de 21 à 12 et les Côtes d’Armor  passaient à seulement 8. Je ne veux même pas évoquer la taille des  EPCI en termes du nombre moyen d’habitants. Je ne suis pas de ceux qui pensent que Big veuille dire forcément Beautiful, encore que, lorsque l’on regarde du côté du pays de  Brest, on peut vraiment se poser la question. Et lorsque l’on regarde aussi du côté la Conférence Territoriale de l’Action Publique à Rennes, il y a aussi de quoi s’interroger, notamment le poids représentatif de ses composantes. Je veux ici exprimer mon regret que le Préfet du Finistère de l’époque ait été trop frileux sur cette affaire. Je regrette aussi, que certaines positions de principe aient servi de prétexte à une forme de protectionnisme dictée par  je ne sais qu’elle légitimité. Derrière mes propos, et je ne vais pas me cacher derrière mon petit doigt, vous aurez compris, et je l’avais exprimer en son temps lors d’une CDCI  devant le Préfet. Je regrette que ce même Préfet n’ait pas souhaité réunir le Pays bigouden en un seul, quitte à jouer les entremetteurs, à faire du « Korrita’g » comme ça ce faisait par le passé pour convaincre les familles de marier leurs enfants. Brusquer les choses ne veut pas dire qu’on ne puisse pas les faire bien. Il y a tant de choses qui s’imposent à nous sans que nous puissions y redire et pour lesquelles nous n’avons pas le choix que de nous adapter. Vouloir aller vers une fusion ne relève pas à mon sens d’une pression technocratique mais bien de la seule légitimité des élus en place et par définition de leur véritable volonté politique. Voilà, c’était juste un message que je voulais faire passer. Cela n’empêche pas, je vous le rassure, que nous puissions intensifier nos relations, ce que nous sommes en train de faire sur quelques domaines. Je ne vais pas y revenir.

 

Pour ce qui de notre CCPBS, je veux simplement formuler le vœu que pour 2017, comme pour les années à venir nous puissions travailler et construire dans la sérénité. Que nous sachions faire la part des choses et  toujours faire preuve de raisons… pour porter ensemble les bonnes solutions. Il faut prendre l’intercommunalité pour une chance et non pas pour une peur. Nous sommes élus aujourd’hui, nous ne le serons peut-être pas demain. Nous ne pouvons préparer l’avenir qu’aujourd’hui , parce qu’attendre demain pour le faire, c’est prendre le risque de ne plus être là pour le faire.

C’est la leçon que j’ai retenue à mon retour de Berlin où j’étais en tout début décembre, à l’endroit précis du Marché de Noël où le camion conduit par le terroriste s’est engouffré …..

 

Je vous recommande à tous de vivre intensément le présent, à nous élus de vivre sereinement notre mandat, et à nous tous de garder la santé et de trouver notre bonheur individuel mais aussi collectif.

 

JE VOUS REMERCIE